Como nacida en Chignahuapan, quise llevarme a Francia un pedazo de mi cultura, esa esencia que me vio crecer entre lagunas, colores y memorias ancestrales. Junto con Stéphane, descubrimos una tradición tan poderosa y viva que ni la colonización pudo destruir: un puente eterno entre la vida y la muerte, tejido con luz, danza y devoción.
Mi reportaje no es solo un conjunto de fotos; es mi manera de abrazar mis raíces desde lejos y compartir con el mundo esa fuerza indomable
Agradecemos profundamente a Héctor Castilla, quien nos abrió las puertas de su mundo artistico y nos permitió seguir sus pasos en este reportaje fotográfico que nos tocó el alma.
El año pasado regresé a Chignahuapan, para capturar la magia del Día de Muertos. Fotografié los tapetes, verdaderos portales pintados a mano que representan los inframundos y el arduo camino hacia Mictlán, donde cada color y símbolo susurra el viaje eterno de las almas. Paseando al borde de la laguna, bajo la luz tenue del atardecer, nos topamos con murales que respiran vida y memoria, impulsados por Héctor Castilla como fundador e iniciador apasionado. Y entonces llegó el momento culminante: el Festival de la Luz y de la Vida, donde la pirámide que él diseñó y pintó, siempre apoyandose del arquitecto Miguel López cronista y pionero del festival, emerge como un faro místico sobre el agua, iluminando la noche con promesas de eternidad. El municipio de Chignahuapan ha implementado una versione mejorada en el 2025, “pirámide en 3D”
Héctor Castilla Arroyo es un artista plástico, pintor y muralista nacido en Chignahuapan, un verdadero guardián del alma cultural del pueblo, que late con fuerza en el Día de Muertos y en las raíces prehispánicas que nunca mueren.
Se destaca por haber creado el conmovedor Mural Cosmogónico, terminado alrededor de 2012, en la entrada del Palacio Municipal. Esta obra monumental late con la historia viva del lugar: dioses mexicas vigilantes, la laguna como umbral sagrado al inframundo (Mictlán).
También por liderar murales colectivos junto a la laguna, como el Paso de las Catrinas, donde niños, jóvenes y artistas tejen juntos historias de muerte y renacimiento. Estos murales palpitan con temas de vida y, muerte transformadora y cosmogonía mexica, mostrando la laguna como el primer umbral hacia Mictlán, una conexión profunda y emotiva con los tapetes que fotografié, pues ambos capturan ese viaje ancestral de las almas en la tradición, lleno de nostalgia y esperanza.
Por ser el fundador, director artístico y alma del Festival de la Luz y de la Vida, un espectáculo anual en la laguna que ilustra los 9 niveles hacia el Mictlán: el recorrido sagrado de las almas a través de pruebas, obstáculos y purificaciones hasta el descanso eterno. Iniciado hace más de 29 años, Héctor dirige y colabora con grupos de danzantes para representar la entrada al Mictlán y renueva cada año la pirámide una imponente estructura flotante o monumental en 3D, pintada a mano por él con pasión infinita, que se enciende en medio del agua entre danzas prehispánicas frenéticas, luces que cortan la oscuridad, pirotecnia que estalla como estrellas fugaces y representaciones desgarradoras del tránsito entre vida y muerte. Miles de corazones laten al unísono en ese escenario natural único, donde el agua refleja el fuego y el misticismo se hace tangible.
Héctor ha custodiado por décadas con el alma artistica en las manos. ¡Gracias, Héctor, por recordarnos que nuestras almas siempre encuentran el camino de regreso a casa!
Reportage de Ediluz y Stéphane
Gracias de corazón a todas las personas que aceptaron ser fotografiadas; su generosidad hizo posible estas imágenes llenas de emoción y raíces.
También agradezco enormemente a Monserrat Aguilar directora de Comunicación y José Carmona León director de Turismo, por permitirme capturar escenas clave y por su valiosa ayuda. Y te doy gracias a la familia Velazquez de catrines por su participación y apoyo especial en estas escenas tan emblemáticas. Gracias a todos.
En tant que native de Chignahuapan, Puebla, Mexique, j’ai voulu emporter en France un morceau de ma culture, cette essence qui m’a vue grandir entre lagunes, couleurs et mémoires ancestrales. Avec Stéphane, nous avons découvert une tradition si puissante et si vivante que même la colonisation n’a pas pu la détruire : un pont éternel entre la vie et la mort, tissé de lumière, de danse et de dévotion.
Mon reportage n’est pas seulement un ensemble de photos ; c’est ma façon d’embrasser mes racines depuis loin et de partager avec le monde cette force indomptable.
Nous remercions profondément Héctor Castilla, qui nous a ouvert les portes de son monde artistique et nous a permis de suivre ses pas dans ce reportage photographique qui nous a touchés à l’âme.
L’année dernière, je suis retournée à Chignahuapan pour capturer la magie du Jour des Morts. J’ai photographié les tapetes, véritables portails peints à la main qui représentent les inframondes et le difficile chemin vers Mictlán, où chaque couleur et chaque symbole murmure le voyage éternel des âmes. En me promenant au bord de la lagune, sous la lumière tamisée du crépuscule, nous sommes tombés sur des murales qui respirent vie et mémoire, impulsés par Héctor Castilla en tant que fondateur et initiateur passionné. Et puis est arrivé le moment culminant : le Festival de la Lumière et de la Vie, où la pyramide qu’il a conçue et peinte, avec les apports architecturaux de l’architecte Miguel López, chroniqueur et pionnier du festival, émerge comme un phare mystique sur l’eau, illuminant la nuit de promesses d’éternité. La municipalité de Chignahuapan a mis en place une version améliorée en 2025, « pyramide en 3D ».
Héctor Castilla Arroyo est un artiste plasticien, peintre et muraliste né à Chignahuapan, un véritable gardien de l’âme culturelle du village, qui bat avec force lors du Jour des Morts et dans les racines préhispaniques qui ne meurent jamais.
Il se distingue par avoir créé l’émouvant Mural Cosmogonique, achevé autour de 2012, à l’entrée du Palais Municipal. Cette œuvre monumentale pulse avec l’histoire vivante du lieu : dieux mexicas veilleurs, la lagune comme seuil sacré vers l’inframonde (Mictlán).
Également par avoir dirigé des murales collectifs le long de la lagune, comme le Paso de las Catrinas, où enfants, jeunes et artistes tissent ensemble des histoires de mort et de renaissance. Ces murales palpitent de thèmes de vie et de mort transformatrice, et de cosmogonie mexica, montrant la lagune comme le premier seuil vers Mictlán, une connexion profonde et émotive avec les tapetes que j’ai photographiés, car les deux capturent ce voyage ancestral des âmes dans la tradition, empli de nostalgie et d’espoir.
En tant que fondateur, directeur artistique et âme du Festival de la Lumière et de la Vie, un spectacle annuel sur la lagune qui illustre les 9 niveaux vers Mictlán : le parcours sacré des âmes à travers épreuves, obstacles et purifications jusqu’au repos éternel. Initié il y a plus de 29 ans, Héctor dirige et collabore avec des groupes de danseurs pour représenter l’entrée à Mictlán et renouvelle chaque année la pyramide, une imposante structure flottante ou monumentale en 3D, peinte à la main par lui avec une passion infinie, qui s’allume au milieu de l’eau entre danses préhispaniques frénétiques, lumières qui tranchent l’obscurité, pyrotechnie qui explose comme des étoiles filantes et représentations déchirantes du transit entre vie et mort. Des milliers de cœurs battent à l’unisson sur cette scène naturelle unique, où l’eau reflète le feu et où le mysticisme devient tangible.
Héctor a gardé pendant des décennies cette âme artistique entre ses mains. Merci, Héctor, de nous rappeler que nos âmes trouvent toujours le chemin du retour à la maison !
Reportage d’Ediluz et Stéphane
Un immense merci du fond du cœur à toutes les personnes qui ont accepté d’être photographiées ; leur générosité a rendu possible ces images pleines d’émotion et de racines.
Je remercie également énormément Monserrat Aguilar, directrice de la Communication, et José Carmona León, directeur du Tourisme, de m’avoir permis de capturer des scènes clés et pour leur aide précieuse. Et merci à la famille Velázquez des catrines pour leur participation et leur soutien spécial dans ces scènes si emblématiques. Merci à tous.
Photographe professionnelle
Ediluz Avenel
Depuis la Bretagne, où je vis et crée depuis des années à Vannes (Morbihan), je vous emmène aujourd’hui au cœur de mes racines mexicaines : Chignahuapan, Puebla.
Je suis Ediluz photographe professionnelle depuis 17 ans, d’origine franco-mexicaine.
Mon univers explore la rencontre entre l’éphémère et l’intemporel : patrimoine vivant, nature sauvage, féminité profonde… Souvent dans des lieux abandonnés, forêts enchantées ou ruines chargées de mémoire. Mes portraits subliment la femme ses mystères, sa force, ses fragilités capturés en lumière naturelle, sans artifices ni IA, dans une approche pure et poétique. Mes séries Vestiges et Vénus jouent sur le contraste entre la vulnérabilité humaine et la permanence des lieux, comme un tableau vivant peint par la lumière.
Et c’est précisément cette quête de l’âme des choses qui m’a ramenée, à travers les jours de Día de Muertos, dans mon ville natal. J’y ai réalisé plusieurs reportages sur la fête des morts au Mexique : des instants suspendus où la tradition unit les vivants aux défunts, où les autels s’illuminent de fleure de cempasúchil et pan de muerto, et où la mémoire respire dans chaque détail.
